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Châteaudun | L'émotion grandeur Nature
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Histoire de la ville de Châteaudun

 

Un oppidum gaulois dominant le Loir

La ville de Châteaudun a été bâtie au sommet d'un promontoire rocheux qui domine le Loir d'une trentaine de mètres de haut. Dès l'Antiquité une ville fortifiée gauloise du peuple des Carnutes surplombait le Loir du haut de l'éperon rocheux.

La ville en a conservé le terme celte dun évoquant un site fortifié en hauteur. La ville est également ceinte d'un rempart dès le début du Moyen Age et en a conservé le terme latin castrum ou castellum. L'association de ces deux termes correspondant à des fortifications a ainsi donné en français le nom moderne de la ville : Châteaudun.

Le développement du christianisme au début du Moyen Age

Châteaudun constitue pendant une brève période un évêché au début du VIe siècle avec Saint-Aventin. Saint-Aventin, évêque de Châteaudun puis de Chartres, aurait réalisé un miracle en sauvant son frère de la lèpre et aurait fondé trois églises dans la ville (Saint-Jean, Sainte-Marie devenue La Madeleine et Saint-Michel devenue Saint-Médard).

Le pays Dunois souffre des invasions normandes et Châteaudun est administrée par des comtes amovibles jusqu'au Xe siècle.

La ville fortifiée des comtes des Blois

Le premier comte fieffé de Châteaudun est Thibaud le Tricheur, d'abord comte de Blois puis de Tours, Chartres et Châteaudun au milieu du Xe siècle. C'est lui qui fait vraisemblablement bâtir le premier château-fort alors en bois tandis que l'enceinte de la ville va s'étendre progressivement par la suite. Le Dunois restera une possession des comtes de Blois pendant près de 450 ans jusqu'au XVe siècle et ceux-ci installent des vicomtes à Châteaudun.

Au début du XIIe siècle une abbaye est fondée non loin du château comtal et une charte de commune est octroyée à la ville par le comte de Blois en 1197. C'est également à la fin du XIIe siècle que le comte de Blois Thibault V fait ériger le grand donjon circulaire du château. A la fin du XIIIe siècle l'enceinte de la ville atteint sa plus grande extension pour englober l'abbaye de la Madeleine et la collégiale Saint-André.

Un nouveau seigneur : Jean de Dunois

Le duc Louis d'Orléans acquiert à la fin du XIVe siècle les comtés de Blois et de Dunois. A sa mort, son fils aîné Charles, connu pour ses oeuvres poétiques, hérite de son patrimoine. Détenu par les anglais lors de la Guerre de Cent Ans, il cède à son demi-frère Jean le comté de Dunois et la vicomté de Châteaudun. Jean d'Orléans, devenu Jean de Dunois, grand capitaine de France et compagnon d'armes de Jeanne d'Arc, fait alors démolir l'ancien château-fort afin de construire la sainte chapelle et l'aile du château qui porte désormais son nom. Ses descendants, les ducs de Longueville, y ajoutent une seconde aile perpendiculaire achevée au début du XVIe siècle.


La prospérité des XVIe et XVIIe siècles

Bien que la ville souffre des guerres de Religion, elle prospère jusqu'au XVIIe siècle. Son développement économique repose sur quelques industries et principalement celle du textile avec la production de draps, serges et 
couvertures. Les tanneries prospèrent et l'industrie textile fait largement appel aux moulins établis le long du Loir. Châteaudun est également fortement tournée vers l'agriculture par l’élevage, la culture de la vigne alors importante et la production de céréales.

Une ville nouvelle au XVIIIe siècle

Le 20 juin 1723, un terrible incendie dévaste la majeure partie de la ville haute (le château, l'abbaye de la Madeleine, et quelques rues situées entre les deux monuments dont la rue Saint-Lubin ont pu être préservés). L'Etat envoie l'architecte du roi Jules Michel Hardouin pour dessiner un nouveau plan de ville. La ville est alors reconstruite dans le style classique, un modèle urbanistique sobre et raffiné. La ville nouvelle s’ordonne autour d'une nouvelle grande place rectangulaire qui devient le coeur de la ville.


Plan de la ville avant l'incendie
 (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Les changements de la Révolution

Lors de la période révolutionnaire les édifices religieux sont vendus et pour certains mutilés. Des sept paroisses qui existaient avant la Révolution, seules trois subistent après 1795 (La Madeleine, Saint-Valérien et Saint-Jean).

Les évènements de 1870

Le 18 octobre 1870, lors de la guerre franco-prussienne, près de 1200 francs-tireurs et gardes nationaux affrontent une division prussienne dix fois plus nombreuse venue attaquer la ville. Au terme d’une bataille acharnée et d'un repli inévitable, la ville subit à nouveau de nombreux dommages. Ce fait d’armes héroïque lui vaut de recevoir en 1877 la Croix de la Légion d’Honneur qui figure depuis fièrement sur ses armoires.

Une ville en constante évolution

La ville connaît des mutations urbaines importantes à la fin du XIXe siècle avec entre autres la distribution d'eau dans la ville haute, la construction de bains-douches, l'éclairage au gaz et l'arrivée du chemin de fer en 1865.

Le XXe siècle

La ville accueille des hôpitaux de l'arrière pendant la Première Guerre mondiale puis est victime de plusieurs bombardements au cours de la Seconde Guerre mondiale, notamment en 1940 et 1944. Le quartier de la gare, la base aérienne et le quartier de la Madeleine sont sévèrement touchés. Ce n’est que le 17 août 1944 que la ville est libérée.

 

La ville a traversé de nombreuses épreuves mais a toujours su se reconstruire, d'où sa devise : Extincta Revivisco - " Eteinte je renais ".

 



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